Dimanche 23 janvier 2011 : 7e marche annuelle pour la Vie
Parce que tout être humain a droit à la vie de sa conception à sa mort naturelle
Le 23 janvier prochain, , le collectif « En marche pour la vie ! », anciennement collectif « 30 ans ça suffit ! » qui regroupe une quinzaine d' associations françaises d'aide aux mères en détresse et de défense de la vie de la conception à la fin naturelle, organise à Paris sa 7e Marche pour la Vie. Le rendez-vous est donné à 14h30, place de la République.
La Marche pour la Vie est une marche ouverte à tous , quelles que soient les origines, les convictions philosophiques, politiques ou religieuses.
S'imposant comme la plus grande marche annuelle d'Europe en faveur du respect de la vie, la marche pour la vie a réuni en 2010 plus de 15 000 personnes.
36 ans après la loi sur l'avortement de 1975, les chiffres restent accablants !
Avec plus de 220 000 avortements par an, c'est 1 enfant sur 5 qui est ainsi supprimé dans le sein de sa mère.
Face à ce constat, les pouvoirs publics s'obstinent, à travers moult matraquages étatiques et médiatiques, à présenter la contraception comme le remède au recours à l'avortement, n'hésitant nullement à y associer insidieusement de véritables produits abortifs tels que le stérilet, la pilule du lendemain ou, plus récemment, la pilule Ella One dite du surlendemain.
La révision prochaine des lois de bioéthique suscite également toutes les inquiétudes au regard de la pérennisation de l'expérimentation sur les cellules souches embryonnaires souhaitée par certains.
Devant le fléau de l'avortement, tant démographique à l'heure où la question des retraites occupe tous les esprits, que psychologique (syndrome post-avortement) pour les femmes qui y ont recours , les femmes enceintes sont toujours aussi seules et n'ont plus les moyens aujourd'hui d'user d'une liberté vraie et éclairée !
Le droit d'accès à une information exhaustive, mentionnant les aides qui sont susceptibles de s'offrir aux femmes enceintes en difficulté, leur permettant d'accueillir la vie qu'elles portent et non de la supprimer, ainsi que les risques médicaux inhérents à l'acte d'avortement lui-même n'existe plus.
Le collectif « En marche pour la vie ! » appelle à une vaste mobilisation en 2011 pour :
- un réveil des consciences
- briser le tabou de l'avortement
- une véritable politique au service de la Vie et de la famille impliquant un développement sans précédent des aides à la maternité et des structures d'accueil pour les femmes enceintes en difficulté
- le remplacement des lois et règlements contraires à la vie humaine par des dispositions favorisant l'accueil de la Vie et respectant la loi naturelle
- non la simple révision des lois de bioéthique mais l'interdiction pure et simple de toute forme d'expérimentation ou de sélection sur l'embryon humain
Nous sommes à votre disposition pour toute question, demande d'interview, de reportage, etc...
COLLECTIF "30 ans ça suffit! En marche pour la vie!"
6, square du Trocadéro 75116 PARIS
Contacts presse : 06.72.01.53.31 ou 06.30.27.19.72



Commentaires
Pourquoi s'emmerder avec un
Pourquoi s'emmerder avec un gosse, alors qu'il est si simple de s'en débarrasser !
Ce sont pourtant les mêmes qui crient au scandale quand une mère tue son bébé ...
La mentalité du plaisir immédiat et du "tout m'est dû" engendre nécessairement la suppression de toute espèce d'effort ou de contrainte, dans tous les domaines.
Heureusement qu'il y a encore des hommes et des femmes qui croient fermement que c'est l'amour qui nous rend heureux, mais que l'amour ne peut aller sans dépouillement de soi, don à l'autre, souffrance. Souffrance, n'est-ce pas le sens du mot "passion" ?
L'élimination de Dieu dans la
L'élimination de Dieu dans la conscience humaine aboutit inévitablement à l'élimination du sens du sacré et de la valeur de la vie !
Bonjour J'habite en province
Bonjour
J'habite en province et me rendrai comme chaque année à la marche pour la vie.Un ami catholique venu avec moi l'an dernier me dit qu'il s'abstiendra cette année car il aurait été interdit de défiler avec un drapeau orné du sacré coeur.
Je suis un peu surpris, qu'en est il ?
Merci.
Cher Monsieur, Cette
Cher Monsieur,
Cette marche n'est pas un pèlerinage mais une marche civique. En terme de communication, il semble assez peu opportun d'arborer des drapeaux ornés du Sacré Cœur : dans l'inculture religieuse ambiante peu de nos contemporains savent encore ce qu'est le Sacré Cœur. Au mieux, ils l'associent aux guerres de Vendée et donc au Royalisme et donc à la remise en cause de la République et de la Démocratie. Ce qui ne correspond absolument pas à la démarche du Collectif En Marche pour la Vie et rend encore plus incompréhensible l'association du drapeau tricolore avec le Sacré Cœur.
En outre, et je l'ai plusieurs fois remarqué moi-même, il n'est pas rare de voir certains arborer un tel drapeau et adopter une attitude bien éloignée de la Charité et de la douceur auxquelles renvoie pourtant ce symbole du Divin Cœur de Jésus. Plus que l'expression d'une Foi, un tel drapeau devient alors le signe d'un repli identitaire qui n'a pas sa place dans l'esprit de la marche.
Quant à la possibilité (à laquelle je souscris volontiers en d'autres occasions) d'exprimer sa Foi par ce moyen, elle n'est pas à propos ici puisque la marche n'est pas confessionnelle. Il ne s'agit pas de séparer les sphères naturelles et surnaturelles, mais il ne faut pas non plus les confondre. Il est important sur de tels sujets de bien les distinguer et d'élire les moyens propres à chacune d'elles.
Sachez en outre que des personnes participants à la marche sont, sans doute parce qu'elles en ignorent le sens, très choquées par ces drapeaux et se refusent à marcher dans ces conditions. Lorsque l'on fait une marche d'union, il faut accepter de prendre en compte le point de vue de chacun et replier telle ou telle bannière à laquelle nous sommes attachés mais qui peut devenir un motif de désunion.
En espérant vous avoir éclairé sur cette règle demandée par le collectif à l'ensemble des marcheurs.
Merci d'avoir pris le temps
Merci d'avoir pris le temps d'une réponse détaillée.
Il faut donc censurer tout ce qui peut constituer un motif de désunion. Mais qui décide de ce motif ? Au nom de quoi peut on interdire à quelqu'un d'exprimer ce qu'il est spécialement à cette occasion ?
Si un manifestant vient en djellabah, en zouave ou en clown je ne m'en formaliserai pas tant que la décence est respectée. Tant mieux si nous élargissons notre audience et tant pis pour les grincheux.
Je viendrai sans drapeau, mais avec un chapeau. J'espère que cela ne choquera personne.
Je suis un peu surpris par la
Je suis un peu surpris par la réponse faite à "Mathieu Torchesac". Interdire les bannières du sacré-coeur n'aidera pas à les faire connaître ; l'ignorance de nos compatriotes doit être combattues et non protégée. Je vous rappelle que l'ignorance de Dieu est la première cause de désacralisation de la vie ; on ne détruit pas les conséquences sans détruire les causes. Quant au milieu traditionalistes auquel ces bannières renvoient, d'après vous (êtes-vous chrétien ?), ils n'ont pas à rougir en matière de lutte contre l'avortement, au contraire. Heureusement qu'ils sont là, dans le laisser-aller généralisé !
Cher Jérémie, tout est dit
Cher Jérémie, tout est dit dans votre réponse : Interdire les bannières du sacré-coeur n'aidera pas à les faire connaître.
Et bien justement, le but de la marche n'est absolument pas de faire connaître les bannières du sacré-coeur mais de communiquer notre désaprobation à une société qui endort les consciences au point d'élever au rang de norme le mépris total de la dignité humaine.
Lorsque je pèlerine, je porte volontiers les étandards de ma Foi, lorsque je marche pour la vie je préfère mettre en valeur des arguments naturels fondés en raison. C'est une question de proportion des moyens par rapport à la fin mais c'est aussi un choix de communication issu de plusieurs années d'expérience. La moindre des choses serait donc de faire un petit peu confiance aux organisateurs qui depuis plusieurs mois travaillent d'arrache pied sur leur temps libre ( je suis pour ma part un jeune actif et non un vieux retraité) et d'oser faire preuve d'un brin de docilité.
Je me permets aussi de vous renvoyer à cet article de Monsieur l'Abbé Grosjean du diocèse de Versailles qui vous donnera un autre éclairage sur cette question.
Bien cordialement en espérant répondre à votre surprise,
Je comprends votre position,
Je comprends votre position, même si à mon avis le respect de la vie est un voeux pieux si les Français ne la considèrent plus comme sacrée du fait de l'athéisme.
Je serai tout à l'heure à la Marche, sans banderole. Je voulais en faire une avec la mention "Je n'aurais pas aimé être avorté" mais je n'ai pas le matériel nécessaire -- manifester n'est pas vraiment dans mes habitudes, même si je suis jeune.
Pourquoi une bannière du
Pourquoi une bannière du Sacré Coeur constituerai plus un "affichage" identitaire qu'une mère de famille Catho Tradi venue marcher avec sa multitude d'enfants ou qu'un jeune Scout habillé en uniforme, ou des croyants récitant le chapelet en prière pour toutes ces vies sacrifiées...
C'est juste une réunion de toutes les personnes d'horizons différents qui n'appellent qu'à une seule dénonciation : celle des avortements.
De ces rassemblements ne doit justement subsister l'ouverture et la tolérance pour ne pas s'enfermer dans une haine envers des femmes en grande difficulté à un moment de leur vie et pourquoi en profiter pour trouver d'autres solutions en interpellant les politiques face à ce phénomène de notre société sans repères.
Pardonnez-moi cher Baudoin,
Pardonnez-moi cher Baudoin, mais je ne comprends pas du tout pourquoi il faudrait décourager les jeunes de se raccrocher à des symboles lumineux, tel le Sacré-cœur, qui les inspirent, même si personnellement je ne pense pas que ce soit en effet, pour l'heure la "communication la plus efficace" si l’on voulait reprendre les termes du monde que, curieusement vous faites vôtres.
D’ailleurs, sans pour autant les reprendre à mon compte, pour ma modeste part, voyez-vous, j’ai préféré ressortir pour l’occasion, un drapeau de Solidarnosc que m’avait donné un ami polonais aux funérailles de Sa Sainteté Jean-Paul II.
Manière pour moi de rappeler le combat exemplaire de Celui-ci contre, précisément un régime qui interdisait également les symboles religieux afin de verrouiller son mortel système où avortement et euthanasie étaient également devenus des modalités de gestion du genre humain.
Par ailleurs, sommes-nous bien dans le domaine de la « communication » rationnelle ou du témoignage où la Grâce importe bien davantage que toute « tactique » ou « stratégie » terre à terre, quand bien même ces éléments peuvent être secondairement pris en compte ?
Ne devrait-il pas paraître étonnant qu’un Abbé se penchât plutôt du côté de la « com » que du témoignage ?...
Au reste, les propos de Monsieur l'Abbé Grosjean sont blessants et à tout le moins dénués de la moindre charité que vous invoquez, pour certains militants ou élus politiques méritants , d’où qu’ils soient, qui se sont joints librement au cortège et sans particulière ostentation. .
Ces propos qui reprennent étrangement, et ce n’est pas la première fois de la part de l’Abbé Grosjean , la langue de bois spécieuse des tenants et aboutissants des « gestionnaires de la vie humaines » ou de ceux du moins qui entendraient le devenir définitivement.
Je préfère à ces termes, à la limite de la délation, ceux infiniment sages et miséricordieux de Monseigneur Aillet rapportés dans le journal Famille Chrétienne.
J’ignore l’expérience sur laquelle s’appuie l’Abbé Grosjean pour tenter d’étayer ses propos, mais elle me paraît bien mince lorsqu’il invoque les « succès » des manifs pour l’école dite « libre » et le « pacs » .
Car à ma connaissance le pacs est passé sans problème et il est de notoriété publique que rares sont les écoles libres qui pratiquent encore un enseignement de la foi authentiquement fidèle et raisonnable.
Qu’il me soit permis également de m’étonner qu’un prêtre catholique puisse dire que nos arguments ne sont « pas confessionnels, mais rationnels » , comme si ; à l’inverse de l’enseignement constant de notre Mère l’Eglise, le foi et raison ( Fides et ratio ) devaient se trouver opposés : c’est tout bonnement insensé !
Si nous pouvons en effet par prudence aborder le sujet par le biais de la simple référence à la loi naturelle, il ne nous est pas interdit, si j’ose employer cet euphémisme de témoigner de la source qui nous inspire, surtout pas par l’Eglise, évidemment !
Enfin si les évêques rejoignent peu à peu cette marche laïque ou la soutiennent, encore très peu au demeurant, même si c’est en progrès, c’est bien parce que les nouveaux venus qu’ils sont ont compris les rappels incessants des deux derniers Papes à revenir à l’essentiel, après des années d’errements, que ce soit dans le domaine de la Vie comme dans d’autres plus spécifiquement ecclésiaux….
Et ce n’est assurément pas quelques hypothétiques changements de discours chez Cécile, qui Dieu merci tient le cap et le bon sans rien lâcher, qui sont au centre de cette heureuse, mais encore timide et fragile évolution.
Dès lors n’euphorisons pas trop tôt et surtout prenons garde de ne pas décourager notre jeunesse déjà suffisamment brimée aux plan spirituel et intellectuel par ailleurs , pour des prétextes futiles et que l’on croyait dépassés depuis les imbéciles partie de chasse mondaines aux « rangeos » quand ce n’était aux soutanes chez les scouts d’Europe, n’est-ce pas, d’autant que contrairement à ce que semble croire l’Abbé Grosjean , ce n’est pas ces précieuses précautions qui empêcheront des media de nous caricaturer et au besoin de nous persécuter.
L’expérience dans ce domaine là ne s’improvise pas en quelques années, elle peut cependant se partager entre personnes de bonne volonté authentiquement soucieux de l’unité charitable, fondée et féconde.
En toute amitié et gratitude pour votre engagement.
Cher Sancenay, C'est un
Cher Sancenay,
C'est un plaisir et une joie de vous voir intervenir ici.
Je n'ai bien entendu dans mes différentes interventions au sujet du drapeau français frappé du Sacré-Coeur jamais découragé quiconque de "se raccrocher à des symboles lumineux, tel le Sacré-cœur, qui les inspirent" (ni d'ailleurs des ateliers éponymes). mais j'estime que se parer de symboles sacrés doit se faire en esprit et en vérité, de manière substantielle et intérieure, avec prudence et discernement plutôt que de risquer de s'en emparer comme d'un symbole identitaire. Je ne suis malheureusement pas sûr que ce soit toujours le cas.
Plus particulièrement dans le cadre de la marche, il paraît capital d'engager une réflexion sur l'image que nous donnons. Je parle de communication, vous parlez de témoignage. Mais le témoignage de la Vérité n'est-il pas la communication par excellence. Certes, il peut avoir une dimension surnaturelle qui amène à relativiser fortement son efficacité immédiate, pour autant il ne saurait ignorer la pâte humaine et ne pas en tenir compte (Ce serait après le naturalisme faire du sur-naturalisme).
Sur cette question de la forme à accorder à notre témoignage, je laisse la parole à Saint François de Sales : « Il faut grandement être attentif à la façon de proposer la doctrine catholique, en sorte que, comme la raison est de notre côté, aussi l'apparence, le lustre et la beauté ne nous fasse point défaut. ». En l'occurence, dans une démarche publique en plein Paris, il est indispensable de supprimer le superflu qui pourrait nous marginaliser et, par ce simple fait, disqualifier notre discours.
D'autre part, si vous avez des remarques et des suggestions à faire à Monsieur l'Abbé Grosjean (que j'ai cité ici uniquement pour donner un point de vue supplémentaire à un commentateur), je vous invite à le contacter directement sur son blog. Je relèverai seulement ce qui me semble constituer une erreur d'interprétation :
Les mots « pas confessionnels, mais rationnels » n'impliquent pas ici une opposition entre les domaines de la Foi et de la Raison. Bien au contraire, ils nous rappellent que les arguments qui nous font défendre la dignité de toute vie humaine ne sont pas d'abord théologiques mais philosophiques. En d'autres termes, il n'est pas nécessaire d'en appeler aux arguments de la doctrine révélée pour estimer que l'avortement est un mal. Bien entendu les arguments de raison qui s'appuient sur la nature humaine sont en quelque sorte confirmés par la Vérité Révélée qui apporte sur ses questions une autre lumière.
Enfin qu'il me soit permis de souligner que de toute évidence le soin apporté depuis quelques années à l'image de la marche (sans que cela n'implique un changement de discours) n'est pas pour rien dans le succès de l'édition 2011 et dans le soutien grandissant de l'épiscopat.
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