En marche pour la Vie

Discours de Cécile Edel à la Marche Pour La Vie

Chers amis,

Merci, merci à vous, marcheurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain d’avoir encore répondu présents à l’appel de la Marche pour la Vie.

Cette marche, comme le soulignait vendredi, Donald Trump, à Washington « est un mouvement né de l’amour parce que nous aimons nos familles, nous aimons nos voisins, nous aimons notre nation. Et surtout parce que nous aimons tous les enfants, nés ou à naître ». Cette marche est née de l’amour parce que « nous savons que la vie est le plus grand miracle de tous, nous le voyons dans les yeux de chaque nouvelle mère. »

Alors OUI, merci d’être toujours là pour faire de cette marche le témoignage vivant que la loi du 17 janvier 75 qui a légalisé l’avortement en France ne fait, 43 ans plus tard, en aucune manière l’unanimité.

Quelle loi française, en effet, suscite, deux générations plus tard encore autant d’opposition ? Quelle loi, presqu’un demi-siècle après sa promulgation, fait encore descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes, toutes générations confondues ? AUCUNE !

Pourquoi l’avortement, alors que tant de personnes souhaiteraient définitivement enterrer le débat, fait encore débat aujourd’hui ?

La réponse est aussi élémentaire et lumineuse que la vérité qu’elle déclare.

Il est des vérités, des principes simples au-dessus des lois civiles, qui transcendent et s’imposent à elles.

-La vie humaine est sacrée, toute vie humaine est sacrée, chaque vie humaine est sacrée, quel que soit le degré de sa fragilité, quel que soit son état.

L’existence et la dignité d’un être humain aussi fragile soit-il ne dépend ni du désir de ses parents, ni de leur projet parental et encore moins de l’exercice d’une quelconque liberté.

-L’embryon est un être humain à part entière digne de respect. Sa vie n’appartient ni au corps médical, ni à l’état, ni à la science, ni même à ses parents.

Nous refusons ce retour au temps de l’esclavage où la vie d’un homme pouvait appartenir à un autre. Nous refusons ce retour à ces époques obscures de notre histoire où il avait été décidé que certaines catégories d‘hommes n’appartenaient plus à l’espèce humaine ? Considérés alors comme des choses, ces hommes n’avaient plus aucun droit.

Chers amis, nous marchons aujourd’hui parce que :

-nous refusons catégoriquement ce discours idéologique ambiant , cette pensée unique imposée depuis des décennies par nos politiques, nos gouvernants, par les médias..ce dictat de la pensée qui nous ordonne de croire que l’avortement ce n’est rien, que la loi de 75 est devenue une loi sacrée devant laquelle nous devons nous prosterner !

-nous refusons que le ventre maternel devienne l’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant alors qu’il devrait être au contraire le lieu le plus sûr.

A l’heure ou s’ouvrent les états généraux de la bioéthique nous proclamons que :

Le droit à la vie ne saurait tolérer aucun compromis.
La liberté de tuer n’est en aucun cas une liberté car elle réduit l’homme à l’esclavage.
L’avortement n’est pas une libération mais un drame collectif et personnel. Trop de femmes sont laissées seules face à ce choix, trop de femmes souffrent.
L’avortement est en fait permis de tuer, mis dans la loi sous couvert de la liberté des femmes.
Mais de quelle liberté parle-t-on lorsque la vérité de ce qu’est l’avortement est volontairement cachée aux femmes, lorsque les pressions sont telles que certaines d’entre elles ont le sentiment de ne pas avoir le choix et vont avorter comme certains animaux vont à l’abattoir, résignées, affaiblies, anéanties… ?

De quelle liberté parle-t-on quand certains médecins refusent de montrer l’échographie aux mamans pour ne pas les culpabiliser au cas où elles décideraient d’avorter ?

Une femme, lorsqu’elle est enceinte, a besoin d’être entourée, d’être aimée, d’être rassurée, en aucun cas elle n’a besoin d’un permis de tuer ! Sacrifier l’autre à n’importe quel stade de sa vie, n’a jamais été un acte d’amour. On se sacrifie soi-même par amour pour l’autre ou pour une cause mais on ne sacrifie pas l’autre par amour !

Alors maintenant, à chacun je m’adresse aujourd’hui :

Tous ici présents, êtes-vous prêts, à temps et à contre temps, à témoigner de la beauté et la dignité de toute vie humaine ?
Vous, professionnels de santé êtes-vous prêts à affirmer publiquement que votre vocation n’est pas de supprimer le malade mais de vaincre la maladie, que votre vocation n’est pas de tuer mais de soigner ! Etes-vous prêts à vous lever pour proclamer : « nos mains ne tueront pas ! »
Vous, couples, futurs parents, êtes-vous prêts à accueillir la vie de celui qui vient, même si celui-ci est différent, même s’il est porteur de handicap ?
Vous, hommes, jeunes hommes, êtes-vous prêts à prendre vos responsabilités de père en acceptant ce bébé qui arrive par « surprise », et en soutenant sa mère, même si ce n’était pas au départ votre projet de vie ?
Vous femmes, sentinelles de l’invisible, êtes-vous prêtes à accueillir, quelles que soient les circonstances, cette vie en vous ? Etes-vous prêtes à dire un grand oui à la vie ?
Vous parents, êtes-vous prêts à transmettre à vos enfants le respect inconditionnel de tout vie humaine ?
Et vous, jeunes de la nouvelle génération, êtes-vous prêts à vous lever pour reprendre le flambeau du combat pour la Vie ?
Enfin, je veux m’adresser à vous tous ici présents : Chers amis, faites-vous suffisamment confiance en la vie, pour construire un nouveau monde dans lequel la meilleure place sera réservée aux plus fragiles , aux plus vulnérables, un monde dans lequel la culture de vie aura triomphé de la culture de mort ?

Alors, forts de cette espérance et de cette confiance en la vie qui nous habite, je vous appelle à marcher maintenant avec cette conviction profonde que :

« Nous ne lâcherons pas, nous ne trahirons pas, nous ne renoncerons pas, et nous gagnerons, nous l’emporterons ! »