Non à la loi Gaillot : interpellez les députés !

La proposition de loi Gaillot sera débattue en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le lundi 29, mardi 30 novembre et mercredi 1 décembre 2021.
Vous pouvez agir pour stopper cette déferlante contre la vie.
* Il est essentiel d’adopter un ton poli et courtois. N’hésitez pas à vous inspirer du modèle ci-dessous.

Nous vous invitons à copier le modèle de lettre ci-dessous et à l’envoyer à votre député.

1- Trouver l’adresse e-mail de mon député !
2- J’ouvre ma boite e-mail

Monsieur le député, ou Madame la députée,

La proposition de loi de la députée Gaillot doit être examinée à l’Assemblée Nationale entre le 29 novembre et le 1er décembre 2021. Celle-ci inclut notamment :

– l’extension de l’IVG de 12 à 14 semaines,

– la suppression de la clause de conscience spécifique,

– la possibilité de réaliser l’IVG chirurgicale par les sage-femmes jusqu’à 10 semaines de manière pérenne,

– la suppression définitive du dernier délai de réflexion de 24h existant, après un entretien psycho-social, seulement obligatoire pour les mineures.

Je vous prie de vous opposer par tous les moyens à votre disposition à ce texte inique qui est contraire à tout respect de la dignité humaine.

De 12 à 14 semaines la taille du fœtus passe de 8.5 à 12cm. A 14 semaines, l’avortement consiste à démembrer un corps formé et à écraser une tête déjà ossifiée. Réaliser un tel acte, à ce terme, est rejeté par l’immense majorité des professionnels. Le Président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, indique lui-même que « plus l’IVG est tardive, plus elle est dangereuse pour la femme ».

La clause de conscience spécifique a été incluse dans la loi Veil, au moment de la dépénalisation de l’avortement en 1975. Elle assure la liberté de conscience des soignants, qui est fondamentale. Elle ne doit pas être remise en cause. La clause de conscience générale (qui est seulement réglementaire et non pas législative) n’assurerait pas l’absolue protection dans le cadre d’un acte tel que l’IVG.

La vocation des sage-femmes est de donner la vie. Elles n’ont pas vocation à pallier un manque de main d’œuvre, ou à porter la responsabilité d’une IVG qui n’a pas d’intérêt sur le plan médical.

La suppression du dernier délai de réflexion, indiquerait la volonté du législateur, d’empêcher la femme de réfléchir, ne serait- ce que 24h à cet acte grave et irréversible.

Le droit des femmes doit être défendu autrement qu’avec une nouvelle extension de la durée légale d’autorisation de l’avortement. Il est urgent d’améliorer l’aide économique à ceux qui attendent une vie naissante. Dans un contexte préoccupant de crise démographique, encourager la natalité devrait être une priorité politique, alors qu’un avortement est enregistré pour 3,3 naissances et que le taux de fécondité a chuté à 1.84 en France en 2020.

Je serai très attentif aux prises de position et aux votes que vous exprimerez et vous demande de vous opposer fermement à cette proposition de loi.

Je vous prie de croire, Monsieur le député, ou Madame la députée, en l’expression de mes sentiments respectueux.