En marche pour la Vie

Dossier de presse

marche pour la vie du DIMANCHE 21 janvier 2018 :


DÉPART PORTE DAUPHINE À 14H30


 

  • POINT PRESSE à 13h00 à droite de la scène de départ, sous le chapiteau, Porte Dauphine

  • CONTACT PRESSE : Olivier Ruisseau, 06 47 95 66 60 / presse@enmarchepourlavie.fr

Pourquoi marchons-nous tous les ans fin janvier ?

La Marche pour la Vie a lieu le dimanche 21 Janvier 2018 à Paris. Le rendez-vous est donné Porte Dauphine à 14 h 30. Ce sera la 12e édition de ce rendez-vous annuel des défenseurs de la vie humaine. La Marche pour la Vie rassemble sous le même sigle un collectif d’associations pour certaines engagées depuis plus de 20 ans dans la défense de la vie : la Fondation Jérôme Lejeune, Renaissance Catholique, Choisir La Vie, les Eveilleurs d’Espérance et les Survivants.

La Marche pour la vie entend promouvoir un nouveau modèle de société qui ne banalisera plus l’avortement en proposant une politique de santé digne de ce nom visant à diminuer les 220 000 avortements annuels.

 

1. Les revendications de la Marche pour la Vie

Les Français ont rendez-vous à la Marche pour la vie pour réaffirmer leur attachement inconditionnel au respect de la vie, à un moment de leur histoire où la banalisation de l’avortement n’a jamais été aussi forte. Cette 12e Marche Pour La Vie est fondamentale car elle se situe au cœur d’une année spéciale : celle de la révision de la loi de bioéthique.

  • Nous revendiquons la mise en place de politiques de santé publique qui protègent la vie de l’être humain de sa conception à sa mort naturelle.
  • Nous réclamons, a minima, que soient rétablies les dispositions juridiques qui permettaient d’opposer certaines limites à l’avortement, et qui aidaient les parents à réaliser l’importance de l’acte qu’ils posent : la mention de la « situation de détresse », le délai de réflexion avant l’avortement. Nous voulons que la France s’impose comme objectif la réduction drastique du nombre d’avortements. Rappelons les chiffres : 220 000 enfants sont avortés chaque année. Cela représente 1 enfant sur 5 à chaque génération.
  • Nous réclamons que soit maintenue de façon ferme et explicite l’interdiction de l’euthanasie en France. Nous voulons que toute personne soit assurée d’être accompagnée et soutenue dans les derniers moments de sa vie par la société et le corps médical. Et non qu’elle soit menacée de mise à mort par ceux qui auraient dû lui prendre la main.
  • Nous réclamons une révision de la législation sur la procréation médicalement assistée qui conduit à la sélection des embryons et à leur destruction massive. Nous ne voulons pas que l’enfant de l’homme soit plus longtemps considéré comme un objet que l’on peut produire à plaisir et manipuler à des fins d’utilité.

 

2. La Marche pour la Vie face à la révision de la loi de bioéthique

2018 est une année bioéthique. Annoncée  en  2018  et  2019,  la  révision  de  la  loi  de  bioéthique  prévoit entre autres l’extension de la PMA aux femmes  seules et  aux  couples  de  femmes.  Derrière  ce  chiffon médiatique, de nouvelles tentatives de  transgressions inquiètent la  Marche pour la vie.

La révision de la loi de bioéthique débute par l’ouverture d’une consultation citoyenne  ce mois-ci –  les  Etats  généraux  –  suivie  du  dépôt  du  proposition de loi par le gouvernement, annoncé à l’automne 2018. Plusieurs instances nationales seront consultées : notamment l’Agence de la biomédecine, le CCNE, l’OPECST et le Conseil d’Etat.

La Marche pour la Vie identifie quatre risques de  transgressions majeures qui  accélèrent les dérives déjà existantes :

  • Une libéralisation  totale  du  régime  de  la  recherche sur l’embryon, qui irait au-delà du régime d’autorisation « sous conditions », afin de permettre notamment aux techniques de modification du génome comme CRISPR-Cas9   ou la « FIV à 3 parents » de faire leur chemin dans le droit français.
  • L’aggravation de la dérive euthanasique dans le droit français initiée par la loi Leonetti de 2005 et la loi Claeys-Leonetti de 2016.
  • L’intégration de la trisomie 21 dans le champ du diagnostic préimplantatoire (DPI), pratiqué dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP). Evitée de justesse en 2011, l’ouverture du DPI aux maladies chromosomiques non héréditaires accentuerait considérablement les pratiques eugénistes à l’égard des personnes trisomiques.
  • L’extension de la PMA à des indications non médicales.

Les  Etats  généraux  de  la  bioéthique  vont  permettre aux Français de se saisir de ces sujets. La Marche pour la Vie prendra toute sa part dans ce débat afin d’informer l’opinion publique et les responsables politiques sur la réalité des enjeux contenus dans ces lois.

 

3. Le thème cette année : de l’ombre à la lumière

 

 

De même que la lumière brille aux yeux de tous, la vie est donnée, et ne se marchande pas. Pourtant, l’année dernière en France, 220 000 enfants se sont vu refuser le droit d’ouvrir les yeux sur la lumière du jour.

Trop de grossesses imprévues ne sont pas accompagnées. Trop de mamans sont livrées à l’anxiété, au doute, à la solitude du corps qui accueille, comme malgré lui, une vie nouvelle. Trop de ces mamans sont laissées dans les ténèbres, isolées dans leur choix, sans lumière à l’horizon.

Des milliers de vies sont abandonnées par les pouvoirs publics, des milliers de femmes sont laissées seules dans la nuit de leurs doutes et de leur culpabilité.

42 ans après la loi Veil, la loi a transformé le petit de l’homme en produit de l’homme, l’embryon en objet, l’enfant en projet.

L’Interruption Volontaire de Grossesse est à la fois l’origine et l’aboutissement de la déshumanisation de l’être humain : avec l’IVG, l’enfant devient une chose que l’on peut, à l’envi, retirer de son lieu de naissance, le ventre de sa mère. Ainsi réduit à un amas de cellules, il peut alors être produit à volonté, et trié, congelé, détruit, implanté.

C’est le chemin qui joint l’IVG et la PMA, au prix de l’instrumentalisation de l’être humain et de graves dérives dénoncées largement par certains membres de la communauté scientifique.

En ces jours où le respect de la vie humaine est plus que jamais menacé par les ombres d’un progrès menteur, la Marche Pour la Vie exhorte la société à percer les ténèbres de l’avortement de masse pour entrer dans la lumière de la vie pour tous.

Voir la lumière c’est recevoir la chance de vivre. La Marche pour la Vie propose une révolution lumineuse. Elle fera briller sa lumière le dimanche 21 janvier 2018 à Paris, pour montrer que la vie quels que soient son état ou sa fragilité, vaut la peine d’être vécue, que toute vie naissante est une chance pour le monde.

 

Découvrez le manifeste pour la vie publié dans Famille chrétienne 

 

 4. Une délégation de professionnels de santé en tête de la Marche de la Vie



Pour la première fois cette année, une délégation officielle de professionnels de santé sera en tête du cortège de la Marche pour la Vie du dimanche 21 janvier 2018.

Les professionnels de santé ne veulent pas être les  instruments malgré eux de cette « culture de mort ». N’hésitons pas nous rendre à cette marche ; afin de pouvoir les reconnaître, elles viendront en blouses blanches.

« Nous avons le droit de dire que « tuer » n’est pas notre métier, mais celui de soigner Oui

 

 5. Une campagne choc sur l’avortement



 

 

[su_spoiler title= »ANNEXE 1.  Entretien avec Victoire, porte-parole de la Marche pour la vie 2018″]

  1. Pourquoi une Marche Pour La Vie ?

La charge de la preuve devrait plutôt incomber à l’accusation : pourquoi pas de Marche pour la vie ? A quel moment avons-nous préféré notre confort –la programmation de toutes les naissances, l’exigence de l’enfant parfait…-, à l’injonction humaine qui demande au parent de veiller sur son enfant ?

La Marche pour la Vie est née d’une nécessité interne. Deux générations, celle qui a vu la mise en place de la loi Veil et celle qui est née dans un monde où l’avortement est présenté comme un droit, se sont levées pour dire que cette autorisation d’empêcher les enfants de venir au monde est une transgression majeure au principe du respect de l’être humain et la porte ouverte à la déconstruction de notre humanité. Celle-ci ne s’est pas fait attendre. Après l’avortement qui retire les enfants non désirés du ventre de leur mère, nous avons assisté à la légalisation et à la propagation de la Procréation Médicalement Assistée qui construit l’enfant à partir des pièces détachées de l’embryon, assemblé dans le froid des laboratoires et rendu utilisable à des fins de recherche.

 

  1. Qui êtes-vous ? Quelle est votre association ?

La Marche Pour la Vie est une association qui rassemble sous le même sigle un collectif d’associations pour certaines engagées depuis plus de 20 ans dans la défense de la vie, parmi elles la Fondation Jérôme Lejeune, Renaissance Catholique, Choisir La Vie, par une nouvelle génération engagée, les Eveilleurs d’Espérance, et les Survivants. La Marche pour la Vie entend réaffirmer, inlassablement, que l’IVG est une atteinte au principe de respect de la vie humaine et qu’elle porte atteinte à tous : au pays collectivement, à chaque personne individuellement et aux corps intermédiaires de notre société comme la famille, en permettant que soit attaqué et supprimé le plus petit des citoyens, celui qui annonce l’arrivée d’un nouvel individu à la lumière du jour et incarne la garantie du passage à témoin entre générations.

 

  1. Avez-vous un thème particulier ?

Cette année la Marche pour la Vie marchera sur le thème « de l’ombre à la lumière ».

Ce thème correspond à une triple volonté : symbolique, juridique et politique.

La naissance d’un enfant se prépare dans l’obscurité du corps de sa mère. L’enfant a besoin de ce moment de nuit pour grandir et devenir un petit homme prêt à naître au monde. A l’inverse de cette nécessité, les techniques de procréation médicalement assistées projettent l’enfant à la lumière de façon totalement prématurée : produit en éprouvette, il est analysé, trié, subit des dépistages et finit congelé s’il a été décidé que son destin devait être mis sur pause. La conception elle-même ne se fait plus dans le silence et l’obscurité du corps qui accueille et protège mais sous les néons des laboratoires et les mains d’un biologiste qui manipule. Ainsi mis au monde sans être prêt, le petit d’homme est à la totale disposition de l’adulte qui le produit et peut sans encombre le trier, le sélectionner, le détruire, le livrer à la recherche scientifique.

D’un point de vue politique et juridique, nous revendiquons le droit pour tous les enfants conçus d’ouvrir les yeux sur la lumière du jour. Nous voulons que soit mise en place une législation qui protège l’enfant à naître et non qui encourage son élimination. Nous voulons la mise en place de politiques de santé publique qui protègent et accompagnent les parents en difficulté. Nous voulons rappeler que l’obscurantisme n’est pas du côté des défenseurs de la vie. Il s’abat sur ceux qui refusent de prendre en compte la souffrance des femmes et de travailler à leur proposer d’autres alternatives que la suppression de leur enfant.

 

  1. Y a-t-il une spécificité cette année ? Quel est le contexte ?

La Marche pour la Vie de 2018 aura lieu au moment de l’ouverture de la révision de la loi de bioéthique. Celle-ci commence par les états-généraux de la bioéthique, débat public organisé par le Comité consultatif national d’éthique. Chaque région sera dotée d’un Espace éthique et les différents thèmes de la révision de la loi seront répartis entre ces régions.

La Marche pour la Vie veut être l’occasion de rappeler aux citoyens l’importance des questions de bioéthique qui sont en jeu dans la révision de la loi : la libéralisation du régime de recherche sur l’embryon, l’euthanasie, la GPA, la PMA dite pour toutes…

 

  1. Pensez-vous que ce soit utile de marcher pour la vie ?

Lorsque l’on désire se rendre d’un point A à un point B, il est non seulement utile mais indispensable de se mettre en route. La Marche pour la Vie a entamé un long périple, car immense est la distance qui sépare la situation politique et la mentalité collective, de notre lieu d’arrivée : reconstruire un pays dans lequel l’unité de la personne est vue comme un de ses biens le plus précieux. Nous devons passer de l’idéal de l’individualisme au respect de l’individualité. La route sera longue, mais il n’y en a probablement pas de plus utile car un peuple qui n’aime pas ses enfants se condamne lui-même à la mort.
[/su_spoiler]

 

 

 


CONTACT PRESSE


Olivier Ruisseau
presse@emmarchepourlavie.fr
06 47 95 66 60