6 raisons pour lesquelles nous sommes contre l’avortement

Beaucoup nous reprochent de ne pas avoir d’arguments rationnels et de défendre une « idéologie ». Vous trouverez ici les principales raisons pour lesquelles nous nous opposons fermement à l’avortement.

1. L’embryon est un être humain

Au commencement, au moment de la fusion des gamètes, apparaît l’embryon au stade zygote dans lequel se réunissent les 23 chromosomes du père et ceux de la mère. Il mesure 1,15 mm ! Ensuite l’embryon commence à se diviser en plusieurs cellules de manière organisée. Entre le 5ème et le 7ème jour, s’opère la nidation. Au bout de trois mois, on parle de fœtus, il mesure environ 3 cm, ses membres ont déjà commencé à se former, son cerveau et les autres organes sont individualisés. Son cœur bat déjà depuis le 21ème jour. Au 5ème mois, le fœtus mesure environ 25cm. Les grands prématurés peuvent naître et vivre à partir de 22 semaines minimum.

L’embryon est un organisme, c’est-à-dire un être vivant organisé, contrairement à un amas de cellules qui n’a pas d’unité et donc qui ne peut aboutir à rien. En effet, les critères pour être qualifié d’être vivant sont : la finalité (l’embryon se développe jusqu’à son stade adulte), l’autonomie (embryogénèse : capacité de s’auto-construire) et la capacité d’autoreproduction (l’embryon appartenant à une espèce a nécessairement cette capacité). Il est en développement, mais l’organisme qui se trouve au début du cycle vital forme la base de l’unité de l’être vivant pour toute sa vie et fait donc partie intégrante de l’existence de cet être.

Le génome est ce qui permet le développement et le fonctionnement des êtres vivants. « Le mot génome est la combinaison des mots « gène » et « chromosome ». C’est l’ensemble de l’information génétique d’un organisme contenu dans chacune de ses cellules sous la forme de chromosomes1. » Il est donc présent dès la fécondation. Le génome est l’ensemble de notre patrimoine génétique ou ADN, il est présent dans chacune de nos cellules et porté par nos chromosomes. Ce génome est spécifique à l’être humain. L’embryon a donc dès le départ son génome humain qui lui est propre et qui fait de lui un individu unique.

1. Définition du Centre national de la recherche scientifique

Foetus humain

Le fœtus possède en miniature toutes les structures caractéristiques de l’être humain. Le cœur commence à battre à la fin de la troisième semaine, l’activité électrique cérébrale peut être enregistrée à la fin de la huitième semaine.

Par conséquent, s’il n’a pas encore l’apparence extérieur d’un homme, l’embryon en possède les caractéristiques génétiques et la capacité remarquable de se construire de façon autonome. On ne change pas d’espèce en se développant ! L’embryon est dès la fusion des gamètes un être humain au stade de développement embryonnaire. La définition d’être vivant selon le dictionnaire Larousse est « un être organisé (animal, végétal, unicellulaire) présentant ou ayant présenté les caractères de la vie et susceptibles d’être classés en espèces et en groupes ».

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Citations :

« La génétique humaine se résume à un credo élémentaire qui est celui-ci : au commencement, il y a un message, ce message est dans la vie, et ce message est la vie. Et si ce message est un message humain, alors cette vie est une vie humaine. »

« La constitution génétique de l’homme est achevée dès la fécondation, et j’ajouterai qu’aucun scientifique n’en doute. »

Professeur Jérôme Lejeune

« L’être humain traverse les différents ordres de la réalité, de l’élémentaire jusqu’au complexe et à la conscience, et c’est cette trajectoire ascendante que parcourt, et qui définit, son individualitéVincent BOURGUET, L’être en gestation. Réfléxions bioéthiques sur l’embryon humain, Presse de la Renaissance, 1999

2. Le droit à la vie est constitutionnel.

Le « droit à l’avortement » ne peut pas exister.

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » affirme l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Du point de vue du droit en Europe l’avortement est une tolérance. La Cour européenne n’a jamais exclu explicitement que l’embryon soit une personne auquel s’applique la Convention européenne des droits de l’homme. C’est pourquoi l’avortement ne peut être déclaré comme un droit et la Cour européenne a jugé que son interdiction ne viole pas la Convention. L’interprétation de l’article 3 de la DUDH est laissé à la libre interprétation des Etats membres qui estiment soit que le droit à la vie s’applique dès la conception, soit que l’embryon n’est pas sujet de ce droit.

Cependant, l’Association Médicale Mondiale 2 a créé, en 1948, le Serment de Genève par lequel les médecins s’engagent à garder « le respect absolu de la vie humaine dès la conception ».

L’avortement constitue une atteinte directe à la vie de l’embryon qu’il a déjà. Il y met fin et empêche ce petit être de parvenir jusqu’à son terme et jusqu’à la naissance.

Il est moralement mauvais de tuer délibérément une personne innocente. Or l’avortement consiste à tuer consciemment un être humain qui se trouve encore dans le ventre de sa mère.

2. L’Association Médicale Mondiale (AMM) est une confédération d’associations professionnelles de santé créée en 1947. Elle a pour but « d’assurer l’indépendance des médecins et les plus hautes normes possibles en matière d’éthique et de soins ». https://www.wma.net/fr/qui-nous-sommes/a-propos-de-lamm/

« Nous avons tous été ces petits êtres faibles et sans défense, et nous ne sommes devenus les (jeunes) adultes que nous sommes aujourd’hui que parce que, depuis notre conception, nous avons été protégés. Chaque petit embryon humain devrait avoir ce droit. » MERCIER Stéphane, La philosophie pour la vie, Contre un prétendu « droit de choisir » l’avortement, Quentin moreau éditeur, 2017, p 42

3. Une fausse liberté pour les femmes


Contrairement à ce qu’affirment nombre de “féministes”, l’avortement ne libère pas la femme. Celle-ci en est bien plus la victime.

Tout d’abord elle est victime du manque d’informations ou de la désinformation concernant cet acte et ses conséquences. La majorité des femmes qui avortent ne sait pas en quoi consiste réellement l’opération ni ce qu’elles vont subir après, ou seules chez elles pour une « IVG médicamenteuse ». On leur dit que c’est le mieux pour elle et leur enfant. Comment supprimer une vie innocente peut être la meilleure solution ? On leur cache parfois les heures de douleurs, mais aussi comment va être traité l’enfant qu’elles portent en elles. Celui-ci est la plupart du temps déchiqueté, démembré. On leur dit que leur enfant ne souffre pas alors qu’environ à la troisième semaine l’embryon a développé une sensibilité.

> Avortement par aspiration : le fœtus est démembré par aspiration.

> Avortement par curetage : destruction à la curette et récupération des débris de l’embryon dans l’utérus.

> Avortement par injection (pour les avortement tardifs) : injection de chlorure de potassium dans le cœur du fœtus ou injection d’une solution hypertonique dans le liquide amiotique.

> Avortement par la pilule du lendemain : empêche la nidation s’il y a fécondation.

> Stérilet : empêche la nidation.

On ne les informe pas non plus sur les autres alternatives à l’avortement ! Les femmes enceintes en difficultés subissent très souvent des pressions sociales de la part de leur famille, des médecins, ou tout simplement de la société qui banalise l’avortement. Il suffit d’écouter leurs témoignages, beaucoup ne voulaient pas avorter. La femme qui désire garder son enfant ne trouve personne ou presque pour la soutenir psychologiquement et financièrement. 47% des 1006 femmes interrogées par l’IFOP en 2010 disent que la « situation matérielle » constitue l’influence principale pour recourir à l’avortement 3. Nous voulons proposer aux femmes d’autres alternatives, avec notamment des accompagnements et des aides concrètes 4, ce que ne font pas la plupart des soignants, le planning familial, et surtout le gouvernement.

Nous voulons aussi que la parole des femmes qui ont avorté et qui en souffrent soit libérée, que ces femmes soient aidées et accompagnées.

De plus, les femmes sont victimes du syndrome post-abortif. Celui-ci est plus ou moins présent et violent en fonction des femmes et des situations. On observe dans de nombreux cas un état dépressif et de graves séquelles psychologiques (culpabilité, perte de l’estime de soi, désir de suicide, anxiété, cauchemars…). Près de 10% des problèmes de santé mentale sont directement liés à l’avortement 5. Le taux de suicide est également plus important chez les femmes ayant subi un avortement 6. Mais il y a également des impacts sur la santé physique, à court ou long terme. Par exemple il peut y avoir endommagement des vaisseaux ou d’organes, ainsi que des infections. L’avortement est un facteur de risque de naissance prématurées pour les enfants suivants 7. Il y aussi le risque de la stérilité après un avortement chirurgical et de nombreux effets secondaires après un avortement “médicamenteux”, reconnus par la Haute Autorité de Santé. Des études ont également montré que l’avortement peut favoriser le cancer du sein 8. Parfois les risques vont jusqu’à celui de la mort. Concernant la mortalité maternelle, taux est plus élevé comparativement dans les pays où la légalisation sur l’avortement est très peu restrictive.

Pour lire des témoignages de femmes ayant avorté :

https://www.ivg.net/temoignages

https://youtu.be/cjHosWvylRQ

http://ivg-romprelesilence.fr/category/temoignages/

3. ://www.alliancevita.org/2011/11/analyse-du-sondage-les-femmes-et-livg-ifop-2010/

4. https://www.sosfemmesenceintes.fr/, https://www.sosbebe.org/, https://www.ivg.net/, http://www.choisirlavie.fr/, https://www.martheetmarie.fr/

5. Z. Bradshaw and P. Slade, The effects of induced abortion on emotional experiences and relationships : A critical review of literature. Clinical Psycology Review, Vol.23, n°7, 2003

6. C. Morgan, M. Evans, JR. Peter, « Mental Health may deteriorate as a direct effect of induced abortion », British Medical Journal, Vol. 314, 1997, p.902

7. Institut de médecine de l’Académie des sciences de Washington, 2007

8. « ABC Link : Induced Abortion and Subsequent Breast Cancer », American Association of Pro-Life Obstreticians and Gynecologists, 2008

4. Des pères mis sur la touche

S’il est fréquent que les femmes se fassent abandonnées ou menacées de séparation par leur conjoint à l’annonce d’une grossesse, certains pères se retrouvent impuissants face à la décision d’avorter de la mère. La loi ne donne plus aucun droit de parole au père. L’enfant ne se conçoit-il pourtant pas à deux ? L’homme n’est-il pas autant le père de cet enfant à naître que la femme en est la mère ? Si l’acte de l’avortement s’effectue dans le corps de la mère et sur le bébé, les conséquences concernent aussi directement le père qui est privé de son enfant. Certains désespèrent de n’avoir pu protéger leur enfant. Des études ont répertorié des cas de pères, surtout des jeunes hommes entre 18 et 22 ans, devenus suicidaires après l’annonce de l’avortement (9).

9. KJ. Cox, « Abortion Touches Us All », Telegraph Heral, Nov. 18, 2002 : JC Dubouis-bonnefond & JR Galle-tessonneau, « Psychological aspects of voluntary induced abortion among fathers drafted into military service », Psychological Medecine, Paris, Vol. 14, 1982, p. 1187-89 cité dans DC. Reardon et al., « Deaths Associated wih Pregnancy Outcome […] », art. cit. supra.

5. L’avortement peut devenir une pratique eugéniste


« Je n’ai plus qu’une solution pour les sauver, c’est de les guérir.» Jérôme Lejeune

Après sa découverte de la trisomie 21, le professeur Lejeune voit que celle-ci ne va non pas pousser les médecins à chercher un traitement, mais plutôt à éliminer les enfants porteurs de cette maladie en la détectant avant la naissance. C’est ainsi que 97% des enfants à naître détectés comme porteurs de trisomie sont avortés. Jérôme Lejeune parle de « racisme chromosomique ».

« Le racisme chromosomique est brandi comme un drapeau de liberté… Que cette négation de la médecine, de toute la fraternité biologique qui lie les hommes, soit la seule application pratique de la connaissance de la trisomie 21 est plus qu’un crève-cœur… » Jérôme Lejeune

Dès 1975, « l’interruption médicale de grossesse » légalise l’avortement jusqu’au terme « si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, soit que la grossesse mette en péril grave la santé de la femme, soit qu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. » (Article L. 2213-1) En pratique, les dérives concernant les conditions pour recourir à un avortement tardif sont nombreuses. Il arrive que des enfants soient avortés pour des malformations plus ou moins légères, ou pour une instabilité sociale ou psychologique de la mère 10.

« Le droit français entend limiter l’eugénisme en n’appliquant le tri des naissances qu’aux seuls embryons atteints de « maladies graves ». Or qu’est-ce qu’une « maladie grave » ? Comment hiérarchiser le caractère invalidant d’une pathologie ? En réservant les pratiques eugéniques aux seules « maladies d’une particulière gravité », la loi française pense introduire une restriction ferme aux dérives normatives. Mais n’introduit-elle pas au contraire un concept élastique que le temps et les mœurs sauront un jour distendre ? » Gregory Katz-Bénichou, « L’inepte et l’inapte », dans Corps normalisé, corps stigmatisé, corps racialisé, De Boeck Supérieur, 2007, p. 313-330

C’est pourquoi nous dénonçons un eugénisme avec une sélection dès la naissance, bien que ce n’est pas consciemment dans cette logique que les parents avortent mais bien plus par peur et manque de soutien.

10. https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-fente-labio-palatine-peut-on-proposer-une-img-_4323.html : « En France, on ne pratique pas d’IMG pour les fentes, sauf en cas de grande détresse de la mère que l’on n’arrive pas à gérer. »

https://lecap.net/des-parents-refusent-davorter-parce-que-leur-foetus-a-un-bec-de-lievre-aujourdhui-a-2-ans-il-est-meconnaissable/

6. Le rôle de la médecine n’est pas de tuer


« La médecine devient folle si elle s’attaque au patient au lieu de lutter contre la maladie. Le patient, il faut toujours être de son côté, toujours. » Jérôme Lejeune

L’avortement constitue une véritable contradiction avec la vocation du médecin qui le pratique. Cet acte s’oppose clairement au serment d’Hippocrate :

« J’utiliserai le régime pour l’utilité des malades, suivant mon pouvoir et mon jugement ; mais si c’est pour leur perte ou pour une injustice à leur égard, je jure d’y faire obstacle. Je ne remettrai à personne une drogue mortelle si on me la demande, ni ne prendrai l’initiative d’une telle suggestion. De même, je ne remettrai pas non plus à une femme un pessaire abortif. » Traduction de J. Jouanna, Hippocrate, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1992, annexe I.

Le médecin lutte contre la maladie et non contre le malade. De plus, un médecin qui propose l’avortement à une femme l’expose à des risques importants sur sa santé.

L’avortement bénéficie d’une double clause de conscience que certains veulent d’ailleurs supprimer.

« Hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » (Code de la santé publique, à l’article R.4127-47, article 47 du code de déontologie médicale)

Mais dans les faits, peu de médecins ou soignants n’osent refuser ou ont vraiment le choix. Ils n’ont eux aussi pas le droit de se plaindre. Ils ne peuvent parler de la souffrance qu’ils ont de pratiquer cet acte de mort sur des bébés.

« Les professionnels de santé, justement par peur des pressions, par crainte de perdre leur travail ou encore par angoisse de condamnations plus importantes, n’osent pas parler ni même se manifester à visage découvert. » Odile Guinnepain, infirmière, est responsable de l’antenne « Nos mains ne tueront pas » de l’association Choisir la vie (http://www.choisirlavie.fr),

Il est profondément injuste que le personnel soignant, qui a pour vocation de sauver et protéger la vie, se trouve contraint de tuer.

L’avortement, en plus de mettre fin à la vie d’un petit être innocent et vulnérable que l’on devrait protéger, cause des dégâts considérables pour toute la société. Les femmes, les pères, les médecins en sont aussi les victimes. La banalisation de cet acte en France est plus qu’alarmante. Mais nous voyons que ce sujet reste extrêmement sensible, et l’évoquer engendre systématiquement des réactions violentes. Ceci prouve combien il n’est pas une solution et qu’il blesse profondément ceux qui y sont confrontés.

 

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